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Sursa: onlinestudent
Fisier: Descarca
Gérard Bérubé
Édition du lundi 31 janvier 2005
Mots clés : Québec (province), Économie, Investissement, finances
Analystes et gestionnaires de portefeuille sont unanimes: 2005 sera une année de rendements modestes. Parmi les faits marquants, il faut retenir que le marché boursier devrait une nouvelle fois afficher la meilleure performance cette année, et que l’action de Nortel revient dans les bonnes grâces des décideurs en matière de placement.
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Dans son survol annuel, Mercer met en exergue des rendements attendus de l’ordre de 2 à 4 % cette année pour le marché obligataire, et de 7 à 8 % pour celui des actions. Des rendements que l’on peut qualifier de modestes comparativement à la poussée de 12,5 % de l’indice S&P/TSX de la Bourse de Toronto l’an dernier, et de 5,6 % de l’indice représentatif des titres obligataires. Ce consensus se dégage des réponses de 48 gestionnaires, cumulant un actif sous gestion de 600 milliards, compilées par la firme de consultation en gestion de placements.
«En 2005, les gestionnaires s’attendent à une année solide sans être exceptionnelle», a ajouté Mercer, qui revient sur la grande inconnue de l’année : l’évolution du dollar canadien sur les marchés de change. «Bien que les gestionnaires ne prévoient qu’une faible appréciation du dollar canadien par rapport au dollar américain en 2005, ils perçoivent la force du huard comme le facteur déterminant dans le marché des capitaux canadiens au cours de l’année.»
Les répondants croient que le dollar canadien atteindra les 85 ¢US d’ici à fin de l’année. Ils tablent également sur une remontée de 75 points de base du taux cible de la Banque du Canada, à 3,25 %.
Parmi les segments à privilégier, la plupart des gestionnaires prévoient que les secteurs des matériaux et de l’énergie seront les plus performants. À l’opposé, ceux des services publics et des télécommunications le seront moins. «Il n’y a aucun consensus sur la société canadienne à forte capitalisation qui obtiendra la meilleure performance mais on s’attend à ce que Nortel Networks, Manuvie, BCE et Banque Royale se retrouvent dans le peloton de tête», a renchéri le cabinet Mercer.
Ces prévisions d’ensemble rejoignent la borne supérieure de la fourchette cible des analystes du Mouvement Desjardins. Dans sa dernière livraison, l’institution prévoit cette année des rendements boursiers légèrement sous leur moyenne de long terme, soit entre 5 et 7 % (y compris les dividendes), et des rendements obligataires de l’ordre de 1 à 4 %.
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Empruntant à la classification des fonds d’investissement, le département des Études économiques de Desjardins place les fonds de dividendes au premier rang de la performance en 2005, avec une progression attendue variant entre 5 et 10 % (contre 13,4 %, en moyenne, en 2004). Suivent les actions internationales, avec un gain prévu de l’ordre de 3 à 8 % (contre 6 % en 2004), puis des actions canadiennes, avec une poussée entre 0 et 5 % (contre 12,1 % l’an dernier). Les fonds d’actions américaines devraient faire entre -1 % et + 3,5 % (contre 2 % l’an dernier).
L’an dernier, la liste des grands performants a été dominée, notamment, par les fonds de ressources naturelles, qui ont terminé l’année avec un gain de 19,4 % selon une compilation Morningstar Canada. «Il s’agissait du troisième meilleur résultat en 2004, précédé du minuscule Indice Actions latino-américaines, (rehaussé de 28,1 %) et de l’Indice Fiducies de revenu canadiennes (21,1 %).» Seuls deux des 32 Indices de fonds Morningstar Canada, soit Science et technologie et Métaux précieux, ont déclaré des pertes pour l’année.
Parlant de ces fiducies, qui ont conservé la ferveur populaire l’an dernier malgré les craintes d’une hausse des taux d’intérêt, «les investisseurs à l’affût d’un revenu ont fait mousser la demande pour les fiducies de revenu. La capitalisation boursière de ce marché est passée de 20 milliards de dollars en 1999 à environ 90 milliards et les fiducies de revenu ont dominé les nouvelles émissions à la Bourse de Toronto au cours de l’année», a enchaîné la firme de monitorage. «Les fiducies et les fonds de ressources ont tiré profit de la hausse spectaculaire du prix du pétrole qui atteignait 55 $US le baril en 2004.» Les fiducies de pétrole et gaz naturel représentent environ le tiers de l’indice fiducies de revenu S&P/TSX, a-t-elle rappelé.
Confiance
Ces attentes conservatrices des joueurs de première ligne contrastent avec l’humeur des investisseurs, plutôt empreinte d’enthousiasme. Selon un sondage national de la Financière Manuvie, «les Canadiens démontrent un intérêt accru pour l’ensemble des placements». Dans son 24e sondage trimestriel, effectué en décembre, l’institution financière fait ressortir que neuf des dix catégories et instruments de placement ont gagné du terrain par rapport au sondage précédent de septembre dernier. Les plus forts gains sont attendus du côté des fonds équilibrés et des fonds communs au sens large, les placements à revenu fixe demeurant, à l’opposé, stables dans les attentes.
L’optimisme est réel, et 53 % des répondants ont affirmé que leur situation financière est meilleure aujourd’hui qu’il y a cinq ans. N’empêche, le remboursement des dettes à la consommation reste la première priorité financière, suivie de l’épargne retraite, du remboursement de l’emprunt hypothécaire, puis de l’épargne pour l’achat d’une maison (comprenant l’immobilier locatif).
Cela étant, ils sont toujours plus nombreux à déclarer vouloir cotiser ou accroître leurs cotisations à un régime enregistré d’épargne-retraite. Dans un autre sondage, réalisé par une filiale de Manuvie, 62 % des Canadiens interrogés à la fin décembre ont déclaré prévoir atteindre leurs objectifs de retraite (une hausse de cinq points de pourcentage par rapport à l’année précédente). Et 83 % qui prévoient cotiser à un REER au titre de l’année d’imposition 2004 verseront une cotisation égale ou supérieure à celle de l’année précédente.
Parmi les personnes interrogées, 48 % d’entre elles participent à un REER individuel, et 22 % à un REER collectif. «En matière de placements, 34 % des répondants ont déclaré détenir des parts de fonds communs de placement, 28 % des dépôts à terme et certificats de placement garanti, 26 % des actions, 21 % des obligations et 13 % des parts de fonds distincts», a précisé Manuvie.
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